A qui profite le business des cours particuliers en France?

Les vacances approchent et c’est l’occasion pour des milliers d’étudiants de se mettre aux révisions pour une remise à niveau. Séances de travail à la bibliothèque, révisions en groupe, à chacun son mode d’apprentissage. Quant aux professeurs particuliers, ils sont eux aussi très prisés par des parents toujours plus soucieux de la réussite de leurs enfants.

Un marché florissant

Les chiffres le confirment, le business des cours particuliers en France se porte bien. Ce ne sont pas moins de 40 millions d’heures de cours qui sont dispensées chaque année, ce qui représente aussi 2.5 milliards d’euros de chiffre d’affaire. La demande est grandissante et selon les sondages, un collégien sur cinq aurait recours au soutien scolaire. La France se place n°1 en Europe. Qui profite alors de ce marché florissant ?

 

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Organismes privés VS cours non déclarés ?

La concurrence est forte et de plus en plus d’organismes voient le jour sur le marché des cours particuliers. Selon les estimations, la France est première en Europe sur le marché du soutien scolaire privé. Quatre grands organismes dont  Acadomia et Complétude détiennent à eux seuls 40% du chiffre d’affaire annuel. Ils séduisent les parents avec des promesses rassurantes : ‘’Bac à 3000€, satisfait ou remboursé’’ ou encore ‘’Donner envie d’apprendre’’. Ils n’hésitent pas à pratiquer des tarifs élevés. En moyenne le prix horaire s’élève à 36,50€, ce qui reste relativement cher pour un grand nombre de familles.

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        Face aux organismes privés s’organise alors un marché parallèle. On estime à 80% la part des cours non déclarés. Ils sont généralement donnés par des étudiants ou des professeurs retraités souhaitant avoir un complément de revenu. La démarche du ‘non déclaré’ paraît simple autant pour les parents que pour l’intervenant puisqu’il n’y a aucun intermédiaire à payer. Cela donne aux parents une impression de proximité et de confiance. Et plus important encore, les tarifs jusqu’à deux fois moins cher pour certains cours, sont accessibles aux revenus modestes.

 

Ce qu’il faut retenir, c’est l’augmentation de la demande de soutien scolaire. Les organismes privés bénéficient d’une notoriété qui leur permet de s’imposer sur le marché. Mais la concurrence est forte et la majorité des cours donnés échappent  au système fiscal, notamment ceux dispensés par des étudiants.
De telles constatations mettent en avant les inégalités en matière d’apprentissage. Les ménages les plus aisés se permettent d’offrir des cours particuliers à leurs enfants contrairement à d’autres familles, ce qui crée un fossé non négligeable entre élèves issus d’un même système éducatif.

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L’équipe Kelprof

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